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141e année

The Crown, esprit de liberté

Textile. À 17 ans, Chaï Mingaud vient de lancer une ligne de vêtements sur internet sous la marque The Crown.

(Crédit : DR)

Ce qui avait commencé comme un jeu entre amis de lycée est en passe de devenir une belle expérience entrepreneuriale pour Chaï Mingaud, 17 ans – en septembre il entrera en terminale à Sainte-Marie de Nevers. Fan de mode et de design, le jeune homme a lancé le 23 juin, le jour de son anniversaire, sa ligne de vêtements sur internet, vendue sous la marque The Crown, des produits de streetwear, T-shirts, sweets, casquettes, shorts et shorts de bain – les maillots pour les filles arriveront d’ici quelques jours. Plusieurs collections sont déjà disponibles qui évoquent le langage des fleurs, le goût pour l’exploration ou encore le graff. Passionné de dessin depuis l’enfance, le lycéen a créé lui-même son site internet, son logo et le design de ses modèles, des concepts validés ensuite par sa communauté Instagram et sa petite bande d’amis qui le soutient, Victoire, côté style, et Victor, pour les réseaux sociaux.

L’objectif d’une production locale

« Au début, j’ai créé ce business pour faire passer le temps, lorsque je m’ennuyais, explique le créateur. Et puis au fil du temps, c’est devenu plus sérieux ! » C’est sa maman qui l’a aidé à déposer ses dessins et sa marque à l’Inpi et à acheter son nom de domaine. « Mes parents sont à fond derrière moi et me soutiennent », s’amuse le néoentrepreneur. Pour l’heure, les articles textiles sont fabriqués au Honduras et l’impression se fait en Europe.


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« Pour le moment, faire du 100 % made in France, ce n’est pas dans mon budget, reconnaît le lycéen qui finance le développement de son entreprise sur son argent de poche, mais c’est mon objectif à terme : faire tout en local ». Le jeune créateur, qui a imaginé le nom de sa marque lors d’un cours de français à propos de la Princesse de Clèves, prône d’autres valeurs, comme la liberté. Le lycéen, qui a pour modèle le créateur Virgil Abloh, espère bien continuer l’aventure tout en poursuivant des études d’architecture et de design. Son rêve ultime ? Ouvrir sa boutique à Toulouse « pour le contact humain ».

Agnès Bergon