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141e année

Le musée Paul Dupuy : le réveil d’un bel endormi

Événement. À Toulouse, le musée Paul Dupuy rouvre ses portes le 15 novembre.

Le musée Paul Dupuy : le réveil d'un bel endormi
(Crédit : Patrice Nin)

Après plus de trois ans de travaux, le musée des Arts Précieux Paul Dupuy rouvre ses portes au public le mardi 15 novembre. La nouvelle muséographie permettra au musée de valoriser pleinement ses collections permanentes tout en poursuivant une politique ambitieuse d’expositions temporaires. Situé dans le quartier historique des Carmes, à Toulouse, Paul Dupuy est le musée des arts décoratifs et des arts graphiques de la mairie de Toulouse. À sa fondation au début du XXe siècle, le musée est installé dans un ancien hôtel particulier de parlementaire toulousain du XVIIe siècle.


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C’est alors une institution privée qui abrite la riche collection (tableaux, objets d’art et ethnographiques, sculptures, mobilier, dessins, estampes, etc.) de l’amateur d’art Paul Dupuy (1867-1944). Par testament, le lieu devient la propriété de la ville qui l’ouvre au public le 14 juillet 1949. Constamment enrichies de puis l’origine, les collections du musée Paul Dupuy restent à l’image de son inventeur : précieuses, éclectiques et à « contre-courant ». La nouvelle scénographie, signée Éric Benqué, sera complétée par différents outils de visite : vidéos, bornes numériques, projections, application dédiée… permettant aux visiteurs une expérience de visite augmentée.

UN NOUVEAU PARCOURS DE VISITE POUR UNE MISE EN VALEUR DES COLLECTIONS

Le parcours de visite a été revisité afin de le rendre plus lisible par le public. Il présentera de nouveaux espaces permettant de mettre en avant l’éclectisme des collections, leur préciosité et leur aspect parfois décalé. Le cabinet de préciosité au rez-de-chaussée présentera à travers quatre espaces (« La grotte de faïence », « Précieuse nature », « Enfermer la préciosité » et « Préciosité profane, Préciosité sacrée ») la collection d’arts décoratifs du musée, composée de trésors religieux médiévaux, d’ivoires (dont le fameux olifant dit « Cor de Roland »), de faïences toulousaines et régionales, mais aussi de verreries, du parement d’autel des Cordeliers (XIVe siècle), de la pharmacie des Jésuites du XVIIe siècle, de sculptures sur bois, d’armes…

Le cabinet du temps au 1er étage présentera la collection d’horlogerie ancienne, fleuron du musée. Horloges et montres de prestige, cadrans solaires et chronomètres racontent l’histoire de la mesure du temps de la Renaissance au XXe siècle, de l’Europe jusqu’au Japon. Le cabinet de projection au sous-sol permettra de présenter, sur deux salles (« Vous avez dit peep-show… », « Du Pathé de campagne au projecteur urbain »), le fonds du musée dédié aux procédés d’optique du pré-cinéma, rarement exposé.

Rédaction GdM