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Entreprendre dans les quartiers prioritaires : l’Adie se mobilise en Occitanie

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Du 2 au 6 février, l’Adie Occitanie organise, comme partout en France, la semaine de sensibilisation à la création d’entreprise dans les QPV. (©Adie)

Du 2 au 6 février 2026, l’Association pour le droit à l’initiative économique (Adie) organise en Occitanie la semaine de sensibilisation à la création d’entreprise. Portée par l’association à l’échelle nationale, cette campagne vise à réduire les inégalités d’accès à l’entrepreneuriat en allant à la rencontre des habitants des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV).

On dénombre en effet près de sept fois moins d’entrepreneurs dans ces quartiers que partout ailleurs en France. Pour faire bouger les choses, l’Adie projette une vingtaine d’événements gratuits – ateliers, rendez-vous individuels, rencontres avec des entrepreneurs… Objectif ? Montrer que l’entrepreneuriat est accessible à toutes et tous et faire connaître les solutions d’accompagnement et de financement proposées par l’association.

Depuis 2024, dans le cadre du programme national « Entrepreneuriat Quartiers 2030 », porté par Bpifrance, l’Adie, dans le cadre de son plan stratégique 2025-2027, a fait des QPV l’un des trois piliers de son action. Concrètement, elle a sensiblement renforcé sa présence et ses moyens humains et financiers, l’ambition étant de financer 20 000 entrepreneurs issus de ces quartiers d’ici 2027.

Un an après la mise en place de cette nouvelle politique, les résultats sont là. En Occitanie, 345 entrepreneurs ont été financés et accompagnés dans ces quartiers, pour un montant de 1,815 M€. 53 prêts Jump [1] ont été distribués représentant une enveloppe de près de 200 000 € (montant moyen : 3 753 €). Mieux, 78 % des entrepreneurs accompagnés dans les quartiers encore en activité à trois ans (étude d’impact Adie 2024).

En région, pour mieux répondre aux besoins, l’association a notamment recruté sept conseillers supplémentaires. Elle a par ailleurs ouvert une agence à Perpignan, inaugurée début janvier 2026. Une implantation qui ne doit rient au hasard : la préfecture des Pyrénées-Orientales compte les trois quartiers prioritaires les plus pauvres de France, trois quarts de leurs habitants vivant sous le seuil de pauvreté (Observatoire des inégalités, 2024).

Pour s’inscrire à l’un des ateliers ou webinaires organisés dans le cadre de la semaine de sensibilisation à la création d’entreprise dans les QPV, cliquez ici.

L’édition 2026 du prix Next Innov de la Banque Populaire Occitane est lancée

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Pour favoriser la croissance des jeunes pousses et PME novatrices en France et à l’international, la Banque Populaire Occitane déploie un dispositif d’accompagnement dédié : la filière Next Innov. En parallèle, avec l’appui de Maddyness, média spécialisé dans l’actualité des start-up françaises, la banque décerne chaque année les prix Next Innov, destinés à mettre en lumière les start-up et entreprises qui contribuent à l’innovation et au développement durable en région.

La banque régionale coopérative vient d’annoncer le lancement des candidatures en vue de l’édition 2026. Peuvent ainsi concourir les entreprises en B to B ou B to B to C de moins de 10 ans qui développent :

  • des services et outils innovants permettant d’augmenter la performance de leurs clients (outils juridiques, RH, marketing, de productivité, finance, logistique...) ;
  • ou bien des produits et services innovants en faveur de la protection de l’environnement : économie de l’eau, valorisation des déchets, décarbonation, réduction de l’émission de gaz à effet de serre, mobilité douce, économie circulaire, etc.

Lors de l’édition 2025, trois solutions innovantes avaient été récompensées : celle de Spacelocker, représenté par Théophile Lagraulet, son CEO, spécialisée dans les missions satellites ; celle d’Orius, fondée par Paul-Hector Oliver, spécialisée dans le développement d’ingrédients botaniques optimisés pour la beauté et la santé ; ainsi que celle de Cactile, présidée par Jean-Baptiste Landes, spécialisée dans les solutions intégrées de gestion de l’eau de pluie pour les bâtiments.

À l’occasion d’une cérémonie qui aura lieu le 25 mars 2026 à la Cité, 55 avenue Louis Breguet à Toulouse à partir de 18 heure, deux prix seront remis ainsi qu’un prix coup de cœur du jury d’une valeur de 1 000 à 3 000 €. Les huit finalistes du concours régional verront également leurs dossiers proposés au Prix Next Innov national 2026 de Banque Populaire. Le dépôt des candidatures est possible jusqu’au 1er mars 2026. Pour participer, cliquez ici.

Implantée dans huit départements (Aveyron, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn, Tarn-et-Garonne), La Banque Populaire Occitane compte 1 982 collaborateurs déployés dans trois sites centraux et 196 agences. Elle compte plus de 610 000 clients sur son territoire.

Le 24 janvier, les centres de formation des chambres de métiers et de l’artisanat d’Occitanie ouvrent leurs portes

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En Occitanie, les 19 centres centres de formation des apprentis ouvriront leurs portes le 24 janvier. (©CMA)

Le réseau des Chambres de métiers et de l’artisanat (CMA) organise, le 24 janvier partout en France, ses journées portes ouvertes. En Occitanie, les 19 centres présents sur le territoire proposent quelque 170 formations (du CAP à la licence professionnelle) dans les domaines de l’alimentation, restauration et hôtellerie, tourisme et sport, maintenance automobile et autres matériels, services, mode et image, métiers d’art, commerce et gestion ou encore bâtiment.

Ces journées portes ouvertes doivent permettre aux jeunes comme aux adultes en reconversion de découvrir les métiers qui recrutent dans l’artisanat, mais aussi de rencontrer les formateurs et les apprentis et de visiter les ateliers et les espaces de travail. Ces personnes pourront également s’informer sur la rémunération, le contrat d’apprentissage, la sécurisation des parcours pour les personnes en situation de handicap, la Prépa Apprentissage. Elles pourront également trouver un maitre d’apprentissage et préparer leur inscription pour la rentrée 2026.

Pour participer à cette journée, cliquez ici.

Toulouse : une fréquentation culturelle en forte hausse en 2025

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En 2025, la basilique Saint-Sernin a enregistré 8 % d’entrée de plus que l’année précédente. (@Gazette du Midi)

Les musées, monuments et établissements culturels et scientifiques municipaux de la Ville rose ont attiré les foules cette année encore. Ensemble ils ont accueilli plus de 3 millions de visiteurs. Parmi eux, 1,8 million se sont intéressés à l’offre culturelle, en progression de 5 % par rapport à 2024. La basilique Saint-Sernin reste le site le plus fréquenté avec 974 000 entrées, suivie de la chapelle des Carmélites avec 184 000 visiteurs. Dans le quartier Saint-Cyprien, le musée des Abattoirs a accueilli un peu moins de 200 000 visiteurs, tandis que l’église du Gésù a attiré 50 000 personnes.

Le cloître des Jacobins suit avec 182 000 visiteurs, soit une hausse de 15 % par rapport à 2024. Le Castelet (ancienne prison Saint-Michel) et la chapelle de La Grave enregistrent respectivement 25 500 et 60 000 entrées (+40 %), un succès attribué à la qualité des expositions proposées. Le musée des Arts Précieux a quant à lui accueilli 43 900 visiteurs, soit le double de l’année précédente. La fin de l’année a également été marquée par la réouverture du Château d’Eau le 22 novembre, qui a attiré 21 400 curieux, et celle du musée des Augustins le 19 décembre, qui a terminé avec 18 000 visiteurs, soit 1 300 par jour.

Autre succès : les établissements de culture scientifique ont enregistré 1,2 million de visiteurs. Pour ses 10 ans, fêtés en 2025, le musée Aeroscopia a vu sa fréquentation augmenter de 12 % en un an, atteignant 260 412 visiteurs, porté par l’exposition Le ciel des femmes – dans l’œil de Reza et l’expérience Ciné’scopia. À la Cité de l’Espace, la métropole a accueilli un peu moins de 400 000 personnes, et 310 202 au Muséum de Toulouse.

L’Envol des Pionniers a enregistré une hausse de 15 % de sa fréquentation, atteignant près de 50 000 visiteurs. Le musée a profité du succès de l’exposition Air France, une histoire d’élégance, qui a attiré plus de 48 000 visiteurs, ainsi que d’événements gratuits tels que le Noël de l’Envol des Pionniers ou le festival Des Étoiles et des Ailes. Enfin, le Quai des Savoirs ferme la marche avec une baisse de 7 % par rapport à 2024, atteignant 106 300 personnes, malgré le succès de l’exposition Comme des moutons ? et ses 55 304 entrées.

AéroDay le 22 janvier à Toulouse et Tarbes : 1 150 postes à pourvoir en Occitanie

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Les 1 150 emplois proposés en Occitanie par Randstad couvrent un large spectre de qualifications : mécanicien, électricien et câbleur, ingénieur et technicien, peintre aéronautique et opérateur commande numérique, logisticien, acheteur et supply chain, inspecteur et contrôleur qualité, etc. (©Airbus SAS 2022 - Hervé Goussé - Master Films)

Portée par des carnets de commande pleins et un contexte international incertain, l’industrie de l’aéronautique, de la défense et du spatial français a d’importants besoins de main-d’œuvre tant dans le domaine de la production que de l’ingénierie. Afin de répondre au défi que constitue le recrutement de milliers de talents, le groupe Randstad, un des leaders mondiaux du recrutement et de l’intérim, organise le 22 janvier prochain la 5e édition de l’AéroDay 2026, dans sept régions de France.

Plus de 2 800 postes sont à pourvoir dans les trois secteurs concernés dont 1 150 en Occitanie. Ces postes recouvrent de nombreuses qualifications : mécanicien (structure, système, piste, cabine), électricien et câbleur, ingénieur et technicien (méthodes, essais, études, électronique), peintre aéronautique et opérateur commande numérique, logisticien, acheteur et supply chain, inspecteur et contrôleur qualité, etc. Les contrats proposés sont des CDI, des CDD, des missions d’intérim de longue durée ainsi que des CDI Intérimaires. Des formations qualifiantes sont également accessibles aux candidats.

« L’industrie de l’aéronautique, de la défense et du spatial est au cœur d’une accélération stratégique sans précédent, poussée par les impératifs de souveraineté et le renouvellement des flottes aériennes civiles. Or, cette montée en cadence doit s’opérer sans sacrifier la qualité. Pour relever ce défi, notre rôle de spécialiste des ressources humaines est double : sécuriser et aider à créer les compétences nécessaires à cette industrie tout en s’assurant que tous les talents – notamment les jeunes, les seniors et les femmes – trouvent leur place dans cette filière d’excellence », résume Benoit Labrousse, président de Randstad France.

En Occitanie, deux événements sont organisés dans le cadre de l’AéroDay à Tarbes et Toulouse au cours desquels les participants auront l’opportunité d’échanger avec des recruteurs pour découvrir les différents métiers du secteur et les formations proposées. Dans les Hautes-Pyrénées, c’est l’agence France Travail, située 24 avenue Aristide Briand à Tarbes, qui accueillera les candidats (de 9 heures à 12 heures). Plusieurs postes sont à pourvoir dont ceux d’ajusteur, chaudronnier, drapeur, opérateur commande numérique, contrôleur qualité, peintre aéronautique et industriel, ordonnanceur, mécanicien, etc.

Dans la Ville rose, l’AéroDay se déroulera au Stadium de Toulouse, allée Gabriel Bienes de 9 heures à 18 heures. Les recrutements concernent les postes de mécanicien (structure, système, piste, cabine), électricien et câbleur, ingénieur et technicien (méthodes, essais, études, électronique), peintre aéronautique et opérateur commande numérique, logisticien, acheteur, inspecteur et contrôleur qualité, etc.

Pour s’inscrire et participer à l’AéroDay, cliquez ici.

L’enseigne toulousaine Tutti Pizza teste la restauration sur place et développe son réseau

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Eddy et Myriam Pongerard, déjà franchisés à Gimont (32), ont ouvert un nouveau point de vente Tutti Pizza à Rieumes, au sud-ouest de Toulouse en Haute-Garonne. (©Tutti Pizza)

L’enseigne toulousaine Tutti Pizza, qui se présente comme le leader de la pizza à emporter et livrée dans le Sud-Ouest, poursuit son maillage territorial. Après l’ouverture au printemps dernier d’un nouveau point de vente à Rieumes au sud-ouest de Toulouse en Haute-Garonne, créé par un couple de franchisés, Eddy et Myriam Pongerard, déjà présent à Gimont dans le Gers, ce sont deux distributeurs automatiques Tutti Matic qui ont récemment été installés sur les communes de Roquettes et Pechbonnieu (31).

L’entreprise a également inauguré à l’automne dernier à Olivet dans le Loiret un nouveau restaurant avec service à table. Cette ouverture marque une étape importante pour l’enseigne, qui s’implante pour la première fois dans ce département et y teste un nouveau format de restauration sur place.

Installé dans une ancienne sandwicherie entièrement rénovée, ce nouvel établissement de 200 m2 propose 70 places assises, des bornes de commande ainsi qu’une offre complète : sur place, à emporter ou en livraison. En fonction des résultats de ce site pilote, le co-dirigeant de Tutti Pizza Sébastien Bori envisage un déploiement du nouveau modèle à d’autres territoires.

Fondée en 1989 à Toulouse par Robert Bori, la PME compte déjà plus de 80 points de vente. Forte d’un chiffre d’affaires de 17 M€ en 2024, elle vise la centaine de magasins et distributeurs automatiques à l’horizon 2030.

Croix-Rouge Compétence Occitanie ouvre ses portes le 31 janvier à Toulouse

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Croix-Rouge Compétence Occitanie, la filière formation sanitaire et sociale de la Croix-Rouge française, forme à de nombreux métiers, tels qu’aide-soignant, infirmier, auxiliaire de puériculture ou assistant familial. Elle organise une journée porte ouverte le 31 janvier à Toulouse. (© Croix-Rouge Compétence Occitanie)

Le secteur sanitaire et social représente 12 % de l’emploi en Occitanie, soit près de 260 000 professionnels. Un nombre en constante évolution : en effet, les prises en charge liées au vieillissement, au handicap et à l’accompagnement sanitaire et social entraînent un besoin croissant de professionnels pour répondre aux attentes du territoire. Conséquence, les recrutements augmentent et ce d’autant plus avec les besoins de renouvellement du fait des départs à la retraite
attendus dans les années à venir.

Afin d’accompagner les jeunes dans le choix de leur orientation professionnelle et leur permettre de profiter de ces opportunités d’emploi, Croix-Rouge Compétence Occitanie, la filière formation sanitaire et sociale de la Croix-Rouge française, ouvre ses portes le 31 janvier.

Les formations de Croix-Rouge Compétence sont ouvertes à tous et peuvent être suivies en cursus classique ou en apprentissage. Elles mènent à des métiers tels qu’aide-soignant, auxiliaire de puériculture, ambulancier, brancardier, infirmier mais aussi, dans le domaine social, ceux de technicien d’intervention sociale et familiale, d’assistant de service social ou encore d’assistant familial. À noter que la Région dispense des aides pour suivre ces formations.

Cette journée porte ouverte permettra au public de s’informer sur l’ensemble de ces métiers et de découvrir le contenu pédagogique des formations. Des formateurs et des apprenants en cours de cursus seront présents pour répondre aux questions et échanger à propos du rythme des études, des profils recherchés, des modalités d’accès à la sélection, des possibilités de mobilité internationale ou encore sur l’apprentissage et le début de carrière.

Le public pourra ainsi découvrir les équipements techniques innovants dont disposent les établissements (salles de simulation en soins infirmiers, exosquelettes, salle immersive…). Pour tout savoir sur ces métiers et le moyen d’y accéder, rendez-vous le 31 janvier de 9 h 30 à 16 heures au 71 chemin des capelles à Toulouse. Pour s’inscrire, cliquez ici.

Liebherr annonce une centaine de nouvelles embauches en 2026 en Occitanie

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Spécialiste des systèmes d’air et de la gestion thermique pour l’aéronautique, Liebherr-Aerospace Toulouse, filiale du groupe Liebherr, emploie sur ses sites de Toulouse et Campsas (82) 1780 salariés. (©Liebherr-Aerospace Toulouse)

Liebherr-Aerospace Toulouse organise son désormais traditionnel job dating « Experts’ Meeting » le 2 février à la Cité de l’Espace à Toulouse. 30 postes sont à pourvoir dans l’immédiat, mais au total, c’est une centaine d’emplois nouveaux que prévoit de créer en Occitanie le centre d’excellence du groupe allemand Liebherr, spécialiste des systèmes d’air et de la gestion thermique pour l’aéronautique.

De nombreuses fonctions sont concernées : l’entreprise recherche notamment des monteurs mécaniciens, soudeurs et opérateurs sur machines à commande numérique pour ses activités de production. Des postes sont également ouverts en R&T, conception-développement, méthodes, ainsi que dans les fonctions support : achats, chaîne logistique, qualité, ventes et systèmes d’information. L’entreprise recrute du Bac pro au doctorat pour des postes à pourvoir à Toulouse et Campsas, en Tarn-et-Garonne.

Intégrée à la division aéronautique et ferroviaire de l’un des principaux fournisseurs de solutions embarquées pour l’industrie aéronautique, Liebherr-Aerospace Toulouse emploie 1 780 salariés sur deux sites. L’entreprise, qui a réalisé en 2024 un chiffre d’affaires de 800 M€, dispose également de deux filiales implantées en région, qui emploient 220 salariés. Il s’agit de Liebherr-Aerospace Montauban (82), spécialisée dans l’industrialisation d’ensemble métalliques, et Liebherr-Aerospace Coatings à Cugnaux en Haute-Garonne, dédiée au traitement de surface.

Pour participer au job dating et ainsi accéder à ces offres, il est nécessaire de passer un entretien vidéo via Visiotalent. Les candidatures sont ouvertes en ligne jusqu’au 26 janvier 2026. Seuls les profils retenus seront invités à l’évènement.​ Les candidats pourront alors échanger avec les experts de Liebherr-Aerospace Toulouse et passer des entretiens avec les ressources humaines et les managers tout en participant à des animations et des ateliers spécialement conçus pour l’occasion.

La start-up toulousaine Miraïa installe son usine pilote à Colomiers

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L’équipe de Miraïa, qui emploie cinq collaborateurs, va ouvrir un site pilote à Colomiers pour valider sa technologie de valorisation de la biomasse. (©Miraïa)

Fondée en 2023 par Jean Escaffre et Thierry Dhuicq, la start-up Miraïa est spécialisée dans la production de charbon végétal ou biochar. Utilisé comme amendement dans l’agriculture, ce dernier a de nombreuses vertus : il améliore la qualité du sol, diminue le stress hydrique, augmente la productivité et la résilience des plants. Il peut également être utilisé pour produire de l’énergie ou pour assurer la filtration des boues des stations d’épuration et la décontamination de l’eau potable.

Pour produire ce biochar à partir de biomasse, la pépite utilise la pyrolyse, un procédé ancien peu gourmand en énergie. La technique consiste à brûler la matière, en l’occurrence du bois, à très haute température et sans oxygène dans un four vertical. Cela permet d’extraire des co-produits comme du gaz de synthèse ou des liquides pyrolytiques (ou biohuiles), également valorisables.

Tous types de bois (résineux et feuillus) peuvent être ainsi utilisés : les résidus d’exploitation forestière, le bois d’éclaircies nécessaire à l’entretien des forêts, le bois de recyclage, le bois malade, ainsi que le bois brûlé ou endommagé par des incendies. Avec leurs produits capables de séquestrer beaucoup de CO2, les cofondateurs de Miraïa espèrent ainsi contribuer activement à la lutte contre le réchauffement climatique.

En plein développement, la jeune pousse qui emploie cinq collaborateurs, va installer un premier site pilote à Colomiers, près de Toulouse. Une implantation soutenue par la Région via le programme régional FEDER-FSE+ 2021-2027 et par Ad’Occ, agence régionale de développement économique.

Ce démonstrateur, qui devrait s’accompagner de l’embauche de neuf personnes, doit permettre à Miraïa de valider sa technologie à échelle réelle. Le process de pyrolyse du bois pour la production du biochar est en effet éprouvé mais la valorisation de l’ensemble des coproduits reste un véritable défi.

Dans un bâtiment de 800 m2, le site pilote produira ainsi les premiers lots de biochar à destination des clients. « Des tests pourront aussi être réalisés afin de valider les propriétés des produits pour les différents usages et ainsi sécuriser les débouchés », précise Ad’Occ dans un communiqué daté du 18 décembre 2025.

Conçue comme une vitrine pour ses clients et investisseurs, l’unité de Colomiers doit également lui permettre de gagner du temps dans la mise en service des futures unités industrielles. Miraïa envisage en effet la création d’une unité de production à Garlin, dans les Pyrénées-Atlantiques pour valoriser la biomasse locale.

L’héraultais Vaonis remporte son quatrième CES Innovation Award

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Vaonis remporte son quatrième CES Innovation Award pour son nouveau produit, l’Hyperia. (©Vaonis)

Et de quatre. Le montpelliérain Vaonis vient de remporter un quatrième CES Innovation Award pour son dernier produit Hyperia, « le premier smart observatoire au monde ». Alors que le Consumer Electronics Show (CES) se tient du 6 au 9 janvier à Las Vegas, l’entreprise héraultaise qui développe depuis sa création en 2016 des télescopes intelligents annonce en effet avoir été une nouvelle fois récompensée.

La PME, qui s’est donné pour mission de rendre l’astronomie accessible à tous, a déjà été distingué pour trois de ses précédents modèles :​

  • Stellina, qui a révolutionné le marché du télescope amateur, en 2018 ;​
  • Vespera, salué pour son design ultra-compact facile à transporter, en 2021 ;​
  • Hestia, qui transforme son smartphone en smart télescope, l’an dernier.

Hyperia, son nouveau bébé, permet de capture le ciel profond avec un niveau de détail et de clarté exceptionnels, sans la complexité des instruments traditionnels, offrant un niveau de performance comparable à celui des télescopes professionnels.

Vaonis déploie Hyperia auprès des acteurs de la médiation scientifique, tels que les observatoires, planétariums et musées scientifiques du monde entier, ainsi que des établissements haut de gamme et des astrophotographes très expérimentés. Un premier contrat a été signé avec le Palais de La Découverte à Paris.

Hyperia est disponible en précommande avec des livraisons prévues à partir de 2027. Assemblé sur mesure en France, son prix débute 89 K€.

Sciences Po et Toulouse–Purpan : un double diplôme inédit à la rentrée 2026

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Une formation entre science politique et ingénierie agronomique. (©Pixabay)

Sciences Po Toulouse et l’École d’ingénieurs de Purpan annoncent la création d’un double diplôme inédit associant science politique et ingénierie agronomique, qui sera proposé dès la rentrée 2026. Ce partenariat, officialisé le 16 décembre par la signature d’une convention, vise à répondre aux enjeux majeurs de la transition agroécologique, de la sécurité alimentaire et de l’élaboration des politiques publiques appliquées aux filières agricoles et agroalimentaires.

Pensée pour former des profils hybrides, la formation ambitionne d’articuler une solide expertise scientifique et technique avec une compréhension fine des mécanismes de décision publique, du niveau local à l’échelle internationale. Elle s’adresse à des étudiants désireux d’intervenir à l’interface entre le terrain, les institutions et les acteurs économiques, dans un contexte marqué par la réduction des intrants chimiques, l’adaptation au changement climatique et l’évolution des cadres réglementaires.

Concrètement, les étudiants de Sciences Po Toulouse intégreront Purpan en troisième année après validation de leurs quatre premières années, avant d’effectuer une cinquième année mêlant tronc commun et spécialisation parmi douze domaines possibles, avec des options en alternance. Les élèves ingénieurs de Purpan rejoindront quant à eux Sciences Po Toulouse en quatrième année, avec un accès à plusieurs parcours de spécialisation, avant une cinquième année structurée autour d’un stage de fin d’études, d’un mémoire et, selon les cas, de l’alternance.

Chaque promotion accueillera dix étudiants, cinq issus de chaque établissement. Les diplômés se destineront aussi bien aux ministères, agences publiques, collectivités territoriales et organisations internationales qu’aux entreprises agroalimentaires, coopératives, chambres d’agriculture ou instituts techniques. L’objectif affiché : former des professionnels capables de piloter des projets d’innovation, d’accompagner les filières dans leur adaptation écologique et réglementaire et de traduire l’expertise agronomique en politiques publiques opérationnelles.

À Toulouse, le cinéma ABC devient une société coopérative

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L’équipe de salariés associés (de gauche à droite) : Simon Pic, Guillaume Fauvet-Camprasse, Marie-Stéphan Guey, Marc Van Maele, Stéphanie Bousquet, Gaëlle Bonnemaison. (©ABC)

À l’approche de son 60ᵉ anniversaire, qu’il célébrera en 2026, le cinéma ABC de Toulouse engage un virage stratégique en adoptant le statut de société coopérative et participative (Scop) à compter du 1er janvier 2026. Jusqu’ici porté par une association, ce cinéma d’art et d’essai emblématique du centre-ville de la Ville rose fait le choix d’une gouvernance partagée afin de pérenniser son projet culturel et son modèle économique, avec le soutien de l’Union régionale des Scop Occitanie Pyrénées (URSCOP).

Sur les douze salariés que compte aujourd’hui l’établissement, six ont décidé de s’investir comme associés, devenant collectivement décisionnaires de l’avenir du cinéma. Un engagement fort pour une structure qui a accueilli 180 000 spectateurs en 2024, confirmant son rôle central dans la vie culturelle toulousaine. Pour Marc Van Maele, directeur du cinéma et désormais associé, cette évolution s’inscrit dans la continuité de l’histoire de l’ABC : « Notre passage en Scop répond à une évolution naturelle, portée par une équipe fidèle et engagée qui devient décisionnaire dans son entreprise. Cette responsabilité collective nous permettra de continuer à faire vivre la diversité de notre programmation et de partager notre passion avec le public. »

Cette transformation s’appuie sur l’accompagnement de l’URSCOP Occitanie Pyrénées, qui a soutenu l’équipe tant sur les aspects administratifs liés au changement de statut que sur le volet humain. Conseils, retours d’expérience et formations ont ainsi jalonné cette phase de transition. À travers ce nouveau modèle coopératif, le cinéma ABC entend renforcer son ancrage local, préserver son indépendance et poursuivre sa mission : proposer une programmation exigeante et ouverte sur le monde, dans un lieu reconnu pour sa convivialité et son engagement en faveur de la diversité culturelle.

Nutrition & Santé nomme Sébastien Bary directeur administratif et financier

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Le groupe Nutrition & Santé annonce la nomination de Sébastien Bary au poste de directeur administratif et financier et membre du comité exécutif, à compter du 1er janvier 2026. Cette évolution de gouvernance s’inscrit dans une phase de croissance soutenue pour le spécialiste de la nutrition bien-être, fondé en 1972 à Revel (Haute-Garonne) par Alain Chatillon, où se situe toujours son siège social.

Sébastien Bary. (©Nutrition & Santé)

Présent depuis 25 ans au sein du groupe, Sébastien Bary dispose d’une connaissance approfondie de l’organisation. Après une première décennie passée au contrôle de gestion, dont plusieurs années comme responsable du contrôle de gestion industriel, il est nommé en 2012 directeur administratif et financier de Nutrition & Santé Iberia. À ce poste, il participe au redressement économique de la filiale espagnole et contribue à l’acquisition puis à l’intégration de Bicentury, aujourd’hui marque leader de la nutrition bien-être en Espagne.

Dans ses nouvelles fonctions, il aura notamment pour mission de piloter un projet structurant de transformation des systèmes et de la gouvernance intégrée, tout en accompagnant la stratégie de fusion-acquisition du groupe. « Je suis reconnaissant de la confiance qui m’est accordée et très honoré de prendre ces nouvelles fonctions. Profondément attaché aux valeurs de proximité, de pragmatisme et d’engagement de Nutrition & Santé, je mettrai toute mon expertise au service de la croissance durable du groupe », souligne Sébastien Bary dans un communiqué daté du 22 décembre.

Cette nomination intervient alors que Nutrition & Santé affiche une dynamique particulièrement favorable. En 2024, le groupe a enregistré une croissance en volume de 6,5 % en France (+ 4,7 % au niveau mondial) et réalisé 412 M€ de chiffre d’affaires. L’entreprise à mission depuis 2024 emploie aujourd’hui 1 480 collaborateurs, dont 1 010 en France, et s’appuie sur dix sites de production. Avec un portefeuille de plus de 30 marques — parmi lesquelles Gerblé, Valpiform’, Gerlinéa, Isostar, Soy ou Céréal Bio — le groupe est présent sur les marchés de la nutrition bien-être, de la nutrition active et de la nutrition végétale, via un large réseau de distribution allant de la grande distribution aux circuits spécialisés et au e-commerce.

Début avril 2025, Nutrition & Santé avait déjà renforcé son équipe dirigeante avec la nomination de Raphaël Kunde au poste de directeur général France, chargé de piloter les activités de l’Hexagone et d’accompagner le développement de l’ensemble des marques. Une double évolution managériale qui traduit l’ambition du groupe haut-garonnais de consolider son ancrage régional en Occitanie tout en poursuivant sa trajectoire de croissance sur des marchés de plus en plus concurrentiels.

Les municipales de 2026 changeront-elles le visage des maires d’Occitanie ?

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À un peu plus d’un an des élections municipales de 2026, l’Insee dresse le portrait des 4 446 maires d’Occitanie dans un document publié le 15 décembre dernier. Premier constat : la fonction reste très majoritairement masculine. Dans la région, 79 % des maires sont des hommes, une proportion proche de la moyenne nationale. Les communes de 5 000 à moins de 10 000 habitants se distinguent comme les moins féminisées, avec seulement 13 % de femmes à leur tête, contre 21 % dans l’ensemble des communes occitanes.

La féminisation progresse toutefois depuis le scrutin de 2020, où la part de femmes maires est passée de 16 % à 21 %, portée par l’obligation de listes électorales paritaires dans les communes de 1 000 habitants ou plus. Un effet resté limité pour l’accès à la fonction de maire, les têtes de listes demeurant majoritairement masculines. L’extension des listes paritaires aux communes de moins de 1 000 habitants en 2026 pourrait modifier la donne.

Des écarts territoriaux marqués persistent : la proportion de femmes maires varie de 13 % dans les Pyrénées-Orientales à 26 % en Ariège. Autre enseignement du baromètre : des édiles plus âgés que la population qu’ils administrent. En Occitanie, 67 % des maires ont entre 60 et 79 ans. Les élus d’au moins 80 ans sont deux fois plus nombreux que ceux de moins de 40 ans. Les maires des petites communes sont les plus âgés, même si les femmes maires apparaissent légèrement plus jeunes que leurs homologues masculins. Là encore, les disparités départementales sont importantes, la part de maires de 70 ans ou plus dépassant 40 % dans les Pyrénées-Orientales et le Tarn-et-Garonne.

Enfin, la fonction de maire reste socialement très marquée. Deux tiers des élus appartiennent aux catégories cadres, professions libérales, agriculteurs ou artisans-commerçants, des proportions bien supérieures à celles observées dans l’ensemble des actifs. Les ouvriers, employés et professions intermédiaires sont, à l’inverse, largement sous-représentés. Les agriculteurs demeurent particulièrement présents dans les communes rurales, tandis que les cadres dominent très nettement dans les villes de plus de 5 000 habitants.

Fondation du Patrimoine : 185 K€ pour la restauration du château de Bioule (82)

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Le château de Bioule est lauréat 2025 de la Mission Patrimoine en Tarn-et-Garonne. (©Mouna Dahman-Fondation du Patrimoine)

La Fondation du patrimoine vient d’octroyer une aide de 185 K€, issue du Loto du patrimoine, en vue de la restauration du château de Bioule, lauréat 2025 de la Mission Patrimoine en Tarn-et-Garonne. Propriété de la commune de Bioule, le château est classé au titre des monuments historiques et s’inscrit dans le périmètre du Pays d’art et d’histoire Midi-Quercy.

Le projet de restauration poursuit un double objectif : la confortation et la restauration des structures internes et externes de l’édifice, ainsi que la restauration des fresques et décors peints qui font la richesse artistique du site. Les travaux comprendront notamment la restitution des baies, des opérations d’assainissement et la restauration de différents décors peints. Le démarrage des travaux est prévu en 2026.

C’est à partir du XIIIᵉ siècle, sous l’impulsion des seigneurs de Cardaillac, que le château a pris sa forme actuelle. La chapelle Saint-Sauveur, adossée au château, conserve de remarquables fresques du XIV siècle. Deux siècles plus tard, de nouveaux décors peints sont venus enrichir l’édifice, notamment dans la fameuse salle des Neuf Preux. Devenu propriété communale en 1889, le château accueille depuis lors l’école du village, témoignant de la continuité de son usage public.