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Prix Marco Polo 2026 : deux pépites toulousaines et leurs stagiaires récompensés

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Organisé chaque année depuis trois ans en partenariat avec TotalEnergies et la Banque Populaire Occitanie, le prix Export Marco Polo récompense des PME-PMI pour leurs performances, leur dynamisme et leur fort engagement sur les marchés d’exportation. Il les accompagne dans la réalisation d’un projet export impliquant un jeune étudiant.

Dans un communiqué publié le 16 avril 2026, la direction régionale Occitanie de TotalEnergies a annoncé les noms des deux entreprises lauréates. Celles-ci bénéficient d’une aide financière des conseillers du commerce extérieur d’Occitanie pour faciliter la mission de l’étudiant dans le pays ciblé.

La société toulousaine Ma Boîte à Moustique décroche le premier prix dans le cadre de sa stratégie d’exportation vers le marché espagnol. Depuis avril, elle accueille Arles Arriola, étudiant en master Langues étrangères appliquées et commerce international à l’Université Toulouse II Jean-Jaurès, pour un stage de fin d’études de six mois. Forte de 14 salariés et d’un chiffre d’affaires de 2 M€ en 2025, l’entreprise affiche une croissance exponentielle en seulement cinq ans d’activité. Pionnière dans les solutions écologiques, durables et efficaces contre les moustiques, cette PME fondée par Romain Tiberghien et Guillaume Lombart ambitionne de devenir la référence européenne du secteur.

Deuxième lauréat, L’Encantada, maison gersoise spécialisée dans la sélection et le négoce d’armagnacs, a recruté Émile Philipsen, étudiant en master Développement économique international à l’Université Toulouse II Jean-Jaurès. Son stage le conduit à effectuer plusieurs déplacements en Allemagne et au Luxembourg pour contribuer au développement commercial de l’entreprise, fondée en 2011 par Vincent Cornu.

« Le prix Marco Polo nous offre l’opportunité d’agir en faveur des jeunes et de promouvoir l’égalité des chances en mettant en lumière des talents. Acquérir une expérience à l’étranger représente souvent un véritable atout, mais le parcours peut s’avérer complexe. En accompagnant les entreprises accueillantes, nous permettons à ces jeunes de se former dans de bonnes conditions et d’acquérir une expérience bénéfique pour toutes les parties », explique Sylvain Panas, directeur régional TotalEnergies en Occitanie et conseiller du commerce extérieur.

Toulouse : les taux de fiscalité locale n’augmenteront pas en 2026

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C’était une promesse de campagne de Jean-Luc Moudenc : ne pas augmenter la fiscalité locale, malgré un contexte marqué par la baisse répétée des dotations de l’État ces dernières années. Cet engagement est confirmé pour 2026, la Ville de Toulouse actant le maintien inchangé de ses taux d’imposition.

Dans un communiqué publié le 30 avril dernier, la municipalité réaffirme une ligne de « responsabilité et de constance », conciliant maîtrise des finances publiques et poursuite des investissements. Elle rappelle également que si les bases fiscales évoluent chaque année sous l’effet de leur revalorisation par l’État, les collectivités ne disposent que du levier des taux.

Sur ce point, Jean-Luc Moudenc avait défendu, au micro de la Gazette du Midi lors de l’entre-deux-tours des municipales, le choix de la stabilité, notamment sur la taxe foncière. « Il n’y a plus que 32 % des Toulousains qui paient cet impôt », expliquait l’édile, estimant qu’augmenter la fiscalité sur cette base revenait à faire peser l’effort sur une minorité de contribuables, ce qu’il qualifiait de « discrimination ». Sur la taxe d’habitation sur les résidences secondaires, il estimait par ailleurs que l’enjeu était moindre, celle-ci ne concernant à Toulouse qu’une part marginale de contribuables.

Conformément à la délibération adoptée lors de la séance du dernier conseil municipal, les taux restent donc identiques à ceux de 2025 : 18,25 % pour la taxe d’habitation sur les résidences secondaires, 35,35 % pour la taxe foncière sur les propriétés bâties et 59,74 % pour les propriétés non bâties.

Forum emploi de Soupetard : plus de 700 opportunités à saisir le 5 mai

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La mairie de Toulouse, en partenariat avec notamment France Travail, renouvelle son engagement en faveur de l’insertion professionnelle en organisant une nouvelle édition du Forum emploi de Soupetard. L’événement se tiendra le mardi 5 mai, de 13h30 à 17 heures, au gymnase ASPTT, 47 rue de Soupetard, en accès libre et entièrement gratuit.

Pensé au plus près des habitants du quartier et des publics en recherche d’opportunités, ce rendez-vous a pour objectif de faciliter la mise en relation directe entre candidats et recruteurs, tout en « répondant aux besoins de main-d’œuvre des entreprises locales et régionales », précise la collectivité dans un communiqué daté du 28 avril dernier.

Plus de 700 offres d’emploi seront proposées, en CDI, CDD, intérim et alternance, couvrant des secteurs particulièrement porteurs : transition écologique, BTP, transport-logistique, industrie aéronautique, santé, propreté, commerce et services. Au-delà du recrutement, le forum se veut également « un espace d’information et d’orientation », avec la présence d’organismes de formation mobilisés pour accompagner les parcours professionnels et les reconversions.

Des animations viendront enrichir la visite, mêlant approche ludique et préparation à l’emploi : immersions en réalité virtuelle pour découvrir des métiers de manière concrète, ainsi que des ateliers bien-être, dont des séances de sophrologie destinées à mieux appréhender le stress des entretiens. Labellisé « Villes pour tous » et « Cités de l’emploi », le forum prévoit également un dispositif d’accessibilité avec traduction en langue des signes française (LSF).

Les candidats sont invités à se présenter munis de plusieurs CV afin de maximiser leurs chances de rencontre avec les recruteurs. En attendant, pour découvrir les offres, cliquez-ici.

La Région Occitanie débloque une enveloppe de 200 K€ pour la solidarité alimentaire

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La Région Occitanie poursuit sa mobilisation contre la précarité alimentaire en lançant une nouvelle édition de son appel à projets « Investissement pour la solidarité alimentaire », doté de 200 K€. Ouvert jusqu’au 30 juin 2026, ce dispositif vise à soutenir des initiatives locales favorisant l’accès à une alimentation de qualité pour les publics les plus fragiles. Pour candidater, cliquez-ici.

Cette relance fait suite au succès de l’édition 2025, qui a permis de financer 29 projets sur 40 candidatures, pour un montant total de 210 K€. Les actions soutenues concernaient notamment le développement de solutions de stockage et de distribution de produits frais, la création d’épiceries sociales – y compris itinérantes en zones rurales – ou encore la mise en place de jardins et cantines solidaires, avec une attention particulière portée aux étudiants en situation de précarité.

Parmi les projets accompagnés figuraient des jardins solidaires, des ateliers de transformation alimentaire, des éco-restaurants ou encore des conserveries collectives. Ces initiatives contribuent « à renforcer les liens entre acteurs de l’aide alimentaire, agriculteurs locaux et territoires, notamment dans le cadre des « projets alimentaires territoriaux » (PAT) », insiste la collectivité.

La présidente de Région, Carole Delga, souligne la volonté de « soutenir des solutions concrètes et ancrées dans les territoires » afin de garantir à chacun l’accès à une alimentation locale et de qualité, dans un contexte de fragilisation croissante des publics.

L’appel à projets s’adresse aux associations d’aide alimentaire, aux épiceries sociales et solidaires ainsi qu’aux structures porteuses de jardins solidaires. Un webinaire d’information à destination des porteurs de projet s’est tenu le 20 avril afin d’accompagner les candidatures.

Tarmac Aerosave organise un job dating immersif le vendredi 5 mai à Toulouse

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À l’heure où la filière aéronautique retrouve des couleurs, Tarmac Aerosave confirme son ancrage et ses ambitions en Occitanie. L’entreprise, spécialisée dans le stockage, la maintenance et le recyclage d’avions, organise le vendredi 5 mai 2026 un job dating sur son site de Toulouse-Francazal, à Cugnaux, dans un contexte de forte croissance de ses activités.

Fondée en 2007 à Tarbes, puis étendue à Teruel en Espagne en 2013 et à Toulouse en 2017, Tarmac Aerosave s’est imposée comme un acteur de référence en Europe, avec la plus grande capacité de stockage d’aéronefs du continent. Ses trois sites peuvent accueillir plus de 280 avions et couvrent l’ensemble des grandes plateformes commerciales, d’Airbus à Boeing en passant par ATR. À cette expertise s’ajoute un atelier dédié aux moteurs, notamment les CFM56 et LEAP, intégrant stockage, maintenance, transition et démantèlement.

Forte d’un actionnariat solide réunissant Airbus, Safran Aircraft Engines et Suez, l’entreprise affiche un bilan significatif : près de 2 000 avions accueillis, plus de 1 400 relivrés et plusieurs centaines démantelés, avec un taux de valorisation dépassant les 90 %. Une performance appuyée par des certifications exigeantes, tant en qualité qu’en environnement.

C’est dans cette dynamique que Tarmac Aerosave lance une campagne de recrutement ambitieuse. Le job dating du 5 mai se veut immersif, au plus près des opérations, permettant aux candidats de découvrir concrètement leur futur cadre de travail. L’événement cible en priorité des profils expérimentés en environnement Part 21 et Part 145, cadres réglementaires essentiels de la conception et de la maintenance aéronautique.

Mécaniciens, techniciens, spécialistes du bureau technique ou de la logistique : les postes proposés couvrent un large éventail de compétences. Ouverts à différents niveaux d’expérience, ils offrent des perspectives d’évolution en France comme en Espagne. Pour s’inscrire, cliquez-ici.

Au total, plus de 100 créations de postes sont prévues en 2026 sur l’ensemble des sites du groupe, dont une part notable dans l’Hexagone. Une opportunité pour les professionnels du secteur de s’inscrire dans un acteur en pleine expansion, au cœur des enjeux industriels et environnementaux de l’aéronautique moderne.

En Occitanie, plus de touristes au printemps et de moins en moins en été

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Selon l’Insee, entre 2012 et 2024, en Occitanie, la fréquentation des hébergements collectifs touristiques a chuté de 4 % en juillet et de 2 % en août. (©Pixabay)

Entre 2012 et 2024, les habitudes des vacanciers ont évolué. C’est ce que révèle une étude de l’Insee publiée fin mars. De multiples facteurs, comme le réchauffement climatique ou les évolutions des choix de consommation, amènent en effet les touristes à modifier leurs destinations de voyages. Ainsi, les régions du littoral atlantique et du nord gagnent en attractivité.

Dans ce contexte, la fréquentation des hébergements collectifs touristiques d’Occitanie a progressé moins fortement qu’au niveau national, de l’ordre de 4,5 % contre +11 % en France métropolitaine. Qui plus est, sur le territoire, la concentration de la fréquentation touristique en juillet et en août tend à s’atténuer (respectivement de -4 % et -2 %) au profit d’un développement du tourisme au printemps et à l’automne. Ainsi la fréquentation en avril a-t-elle progressé de 9 %, en mai de 32 %, de 12 % en juin et de 10 % en septembre.

Cette évolution est portée par l’hôtellerie de plein air, majoritairement sur le littoral méditerranéen. Conséquence, la fréquentation diminue dans les hôtels (- 5 %), en particulier à Lourdes, et dans les autres hébergements collectifs touristiques qui pâtissent de l’essor des locations saisonnières sur les plateformes numériques. Entre 2019 et 2024, le nombre de nuitées réservées en Occitanie sur Airbnb a progressé de 57 %.

108 000 visiteurs à la foire Internationale de Toulouse 2026

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La fréquentation de la Foire internationale de Toulouse, 93e du nom, a légèrement baissé (-3,5 %). En cause ? Un calendrier moins favorable, selon ses organisateurs. (©Toulouse events)

La 93ᵉ édition de la Foire Internationale de Toulouse, qui s’est tenue du 10 au 19 avril au MEETT, parc des expositions et centre de conventions et congrès de la métropole situé à Aussonne, a rassemblé 108 000 visiteurs et 570 exposants, confirmant l’ancrage de ce grand rendez-vous populaire du printemps dans la région.

Une fréquentation en léger retrait par rapport à 2025 (-3,5 %), qui s’explique en grande partie par un calendrier moins favorable. L’édition 2026 ne bénéficiait en effet ni du lundi de Pâques férié ni des vacances scolaires, contrairement à l’an dernier. Côté exposants, la dynamique se confirme avec un niveau de participation en progression (+3,6 %) d’une année sur l’autre, témoignant d’une fidélisation croissante.

Autre évolution notable : la provenance des visiteurs. La part des publics issus des départements limitrophes diminue (19 % en 2026 contre 25 % en 2025). Un recul qui s’explique probablement, selon Toulouse events, organisateur de l’événement, par la hausse du prix des carburants qui renchérit le coût des déplacements.

À noter également que les visiteurs ont consommé plus intelligemment, privilégiant « une approche plus raisonnée, orientée vers des choix utiles, durables et réfléchis », confirme Olivier Cahuzac, directeur des salons de Toulouse events. À noter que la prochaine édition de la Foire Internationale de Toulouse se tiendra du 9 au 18 avril 2027, pendant les vacances scolaires, avec une nouvelle exposition grand public.

Occitanie : qui sont les neuf lauréats des Trophées du commerce 2026 de la CCI Occitanie ?

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Olivier Gelly , fondateur de la marque Payote, entouré par deux collaboratrices. (©Payotte)

Dans un contexte de mutation accélérée des modes de consommation, le commerce de proximité continue de démontrer sa capacité d’adaptation. À l’issue de son assemblée générale, la CCI Occitaniea dévoilé le 16 avril dernier via un communiqué, le palmarès 2026 des « Trophées régionaux du commerce », une initiative nationale du réseau consulaire visant à valoriser les acteurs les plus dynamiques du territoire.

Après une première sélection départementale opérée par les chambres territoriales, neuf lauréats ont été distingués parmi 51 candidatures par un jury réunissant élus consulaires et représentants économiques. Ces derniers porteront désormais les couleurs de l’Occitanie lors de la finale nationale organisée à Paris par CCI France.

Côté commerçants, la diversité des modèles récompensés illustre les évolutions du secteur. Le « prix qualité » revient aux Petits Producteurs, à Cahors, pour leur concept mêlant produits du terroir et restauration locale en cœur de ville. Dans les Pyrénées-Orientales, Payote décroche le « prix entrepreneuriat » grâce à son développement autour de l’espadrille, entre réseau de boutiques et e-commerce. L’Optique à Laporte de chez vous, implantée en Aveyron, est saluée pour son approche innovante en matière de services optiques, intégrant télé-ophtalmologie et déplacements à domicile, et remporte le « prix développement durable ». Le « prix innovation » distingue Captain’ Néo, à Banyuls-sur-Mer, pour son activité de recyclage de combinaisons de plongée en accessoires. Enfin, le « coup de cœur du jury » est attribué à la SARL du ROC – Spar Multiservice, à Trébas, symbole du rôle essentiel des commerces multiservices en milieu rural.

Du côté des unions de commerçants, quatre structures sont également mises à l’honneur : Gourdon Dynamic (Lot) pour les communes de moins de 10 000 habitants, Millau j’y Gagne (Aveyron) et Cœur de Castres (Tarn) dans la catégorie intermédiaire, ainsi que Rue Régale & Co (Gard) pour les villes de plus de 100 000 habitants.

À travers ces distinctions, la CCI Occitanie réaffirme « son rôle d’accompagnement » auprès des acteurs économiques locaux. Dans une région forte de plus de 433 000 entreprises, le réseau consulaire poursuit son action en faveur de la vitalité commerciale, enjeu central pour l’attractivité des centres-villes et l’équilibre des territoires.

Projet de loi Justice criminelle et respect des victimes : les avocats maintiennent la pression

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Le 13 avril dernier, le Barreau de Toulouse avait manifesté sa colère sur les marches du palais de justice à l’occasion d’une journée "justice morte" suivie dans tous les barreaux de France. (©Gazette du Midi)

Réunis en assemblée générale le vendredi 17 avril, les avocats toulousains ont décidé de maintenir leur mouvement de grève afin d’obtenir le retrait du Projet de loi Justice criminelle et respect des victimes actuellement débattu au parlement. Fermement opposé au texte, le Barreau de Toulouse avait, 13 avril dernier, manifesté sa colère sur les marches du palais de justice à l’occasion d’une journée "justice morte" suivie dans tous les barreaux de France.

Pour rappel, le texte a pour principal objectif de réduire les délais de jugement en matière criminelle. De fait, plus de 6 000 affaires criminelles attendent aujourd’hui d’être jugées et les délais de traitement peuvent aller de six à huit ans, selon les derniers chiffres de la Chancellerie.

Si la finalité n’est pas contestée, les mesures envisagées pour désengorger les juridictions provoquent l’ire des robes noires, estimant que ce projet porte atteinte aux libertés et occulte le fond du problème qui reste celui de l’insuffisance des moyens alloués à l’institution.

Dans le détail, le projet de loi prévoit notamment la création d’une nouvelle procédure de jugement des crimes reconnus (PJCR). Celle-ci permettrait de juger en accéléré certains crimes lorsque l’accusé a admis les faits, que l’instruction judiciaire est terminée et que toutes les parties ont donné leur accord.

Exit les témoins et les experts, l’objectif est d’obtenir une condamnation plus rapidement. En contrepartie de ce plaider coupable, l’accusé verrait sa peine allégée, celle-ci ne pouvant pas dépasser les deux tiers de la peine maximale prévue par la loi.

Une politique de rendement dénoncée par la bâtonnière du Barreau de Toulouse, Me Sophie Coq, qui voit dans ce projet la menace d’« une justice soi-disant négociée mais surtout expéditive. » Qui plus est, contrairement aux objectifs affichés, elle dénonce un affaiblissement du poids des victimes. « Les victimes ne bénéficieront pas du temps nécessaire pour pouvoir s’exprimer et avoir le temps de comprendre les actes », renchérissent de leur côté, Sophie Sarre et Anne-Sophie Laguens, membres du conseil de l’Ordre des avocats de Paris, eux aussi fortement mobilisés sur les réseaux sociaux.

Le projet de loi prévoit par ailleurs une modification de la compétence et de la compositions des cours criminelles départementales. Elles pourraient ainsi être compétentes pour juger des crimes punis de 15 et 20 ans de réclusion lorsque l’accusé se trouve en état de récidive légale. Dans ces cours siègeraient par ailleurs non plus cinq magistrats professionnels mais trois seulement.

Ils seraient en effet assistés de deux magistrats non professionnels, notamment des avocats honoraires ou encore des "citoyens assesseurs". « Le garde des Sceaux propose un traitement dégradé pour les crimes les plus graves là où il aurait besoin de davantage de moyens et de participation citoyenne », dénonce pour sa part Noémie Saidi-Cottier, également membre du conseil de l’Ordre des avocats de Paris.

Le 14 avril 2026, le Sénat a adopté, avec modifications, par 219 voix contre 111 et 13 abstentions, le projet de loi en première lecture. L’Assemblée nationale doit désormais examiner le texte. Après ce premier vote, le Barreau de Toulouse, à l’instar de l’ensemble de la profession, a donc décidé de poursuivre sa mobilisation. Objectif pour ce dernier : alerter l’opinion sur les conséquences de ce projet de loi, et réaffirmer son attachement aux principes fondamentaux de la justice et aux droits de la défense.

À Toulouse, cette mobilisation se traduit par des actions ciblées avec notamment la suspension de permanences pénales (à la fois pour les comparutions sur reconnaissance préalable de culpabilité et les déferrements). En complément, des journées de mobilisation pourront être également organisées. Un comité de grève devrait voir le jour en vue de coordonner les actions à venir.

ST Group prolonge jusqu’au 24 avril son introduction en bourse sur la plateforme Lise

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Stéphane Trento est le fondateur et PDG de ST Group, spécialisé dans la conception et la fabrication de pièces en matériaux composites hautes performances pour l’aéronautique, le spatial, la défense et les drones. (©ST Composites)

Spécialisé dans les composites hautes performances, ST Group annonce la prolongation jusqu’au 24 avril 18 heures de la période de souscription à son introduction en bourse sur la plateforme Lise (Lightning Stock Exchange), la nouvelle Bourse européenne dédiée aux PME et ETI stratégiques.

Le Toulousain conçoit, fabrique et assemble des pièces et sous-ensembles (panneaux de fuselage, capots moteur, trappes, cloisons, coffres de rangement, conduits d’aération, etc.) en fibres de carbone, fibres de verre, matériaux thermodurcissables ou encore en fibres biosourcées comme le lin, destinées à l’aéronautique, la défense, le spatial et les drones. Fort de 32 collaborateurs, ST Group a réalisé près de 3 M€ de chiffre d’affaires en 2025, en hausse de 18,7 %.

Le 9 avril, le groupe industriel familial a lancé une offre de souscription d’actions. Objectif ? Collecter 2,6 M€ en vue de soutenir son changement d’échelle. Porté par l’accélération des cadences de production dans les secteurs aéronautique et de la défense, le groupe vise en effet un CA de 4,9 M€ en 2026, puis d’environ 11 M€ à horizon 2030, appuyé par un doublement de ses effectifs.

La levée de fonds en cours doit lui permettre d’assurer son besoin en fonds de roulement au cours de cette phase de forte croissance et notamment de sécuriser l’approvisionnement en matière première. Elle doit lui permettre également de mener de nouvelles activités de R&D sur les composites hautes performances.

Cette introduction en bourse suscite l’engouement des investisseurs particuliers et institutionnels : plus de 1,56 M€ ont déjà été souscrits et plus de 1 500 comptes sont encore en cours de finalisation de création sur Lise. Pour leur permettre de finaliser leur inscription et ainsi « éviter qu’ils ne soient exclus de l’opération en raison des délais de finalisation de ces formalités », ST Group a donc décidé de reporter la clôture des opérations initialement prévue le 20 avril à 18 heures au 24 avril même heure.

Et Stéphane Trento, PDG de ST Group, d’ajouter : « Le recours à une plateforme innovante comme Lise ouvre l’investissement à de nouveaux profils d’actionnaires, mais implique aussi, pour certains, un temps d’appropriation et de finalisation des démarches. Dans le cadre de cette opération qui touche à des enjeux industriels et de souveraineté, il nous a semblé important de nous assurer que tous ceux qui le souhaitent ont bien la possibilité de participer à cette opération. »

À noter que l’offre ne sera réalisée que si les souscriptions recueillies atteignent au moins 75 % du montant initial, soit 1,96 M€.

Fabienne Lopez-Mandola prend la présidence de Mobilians Haute-Garonne

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Dans un communiqué publié le 10 avril, Mobilians a annoncé la nomination de Fabienne Lopez-Mandola à la présidence de Mobilians Haute-Garonne pour la mandature 2026-2030. Cette élection à l’unanimité est intervenue à l’occasion de l’Assemblée générale départementale élective tenue le même jour. Directrice générale de la Carrosserie Denis Jean, à Saint-Sulpice-sur-Lèze, l’intéressée était déjà impliquée dans la filière, en tant que co-référente départementale des carrossiers et présidente nationale du débosselage sans peinture au sein de l’organisation.

Elle succède à Yann Thomas (Stop l’Auto École – Toulouse), qui demeure membre du bureau. Pour mener à bien ses missions, elle s’appuiera sur une équipe de référents métiers expérimentés, parmi lesquels : Bernard Galea (agents & indépendants), Fabien Lacan (carrossiers), Guillaume Pech (collecteurs de pneus), Claude Ducos (motocycles), Laurent Vié (dépannage/remorquage), ainsi que Yann Thomas et Olivier Delpretti pour l’éducation routière, Xavier Spanghero (recycleurs) et Jean-Pierre Peyrat (réparation rapide). Ce bureau départemental devrait par ailleurs être renforcé dans les prochains mois.

En lien avec les équipes régionales, Fabienne Lopez-Mandola aura pour mission « de poursuivre le développement et la dynamisation de Mobilians en Haute-Garonne », tout en veillant à la défense des intérêts des adhérents du territoire. Cette nomination intervient dans un contexte de transformation profonde de la filière automobile et des mobilités, qui nécessite « un accompagnement renforcé des professionnels », affirme l’organisation.

Pour mémoire, Mobilians est le premier mouvement des chefs d’entreprise du commerce et de la réparation automobile et des services de mobilité (voitures, motos, vélos, véhicules industriels, trottinettes, etc.) représentant près de 180 000 entreprises et 560 000 emplois non délocalisables en France. L’organisation accompagne ses membres « dans l’évolution de leurs métiers et promeut une mobilité individuelle ou partagée durable ».

À Toulouse, le musée des Augustins dépasse le cap des 100 000 visiteurs

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Le musée des Augustins a rouvert le 17 décembre dernier, offrant un tout nouveau parcours de visite. (©Jorge Prado)

Depuis sa réouverture le 17 décembre 2025, le musée des Augustins, musée des beaux-arts de Toulouse, ne désemplit pas. En tout juste quatre mois, 100 000 personnes ont déjà franchi ses portes, soit une moyenne de plus de 1 000 par jour.

Dans le détail, cette fréquentation remarquable laisse apparaitre deux traits saillants : un public jeune et essentiellement local. Les moins de 18 ans constituent en effet 6 % de la fréquentation totale tandis que les étudiants comptent pour 12 % des visiteurs. Lesquels sont toulousains à 47 %. Preuve que le nouveau parcours de visite qui permet de redécouvrir les collections et les différentes animations proposées ont su séduire un très large public.

Ainsi, si les nocturnes mensuelles rencontrent un vif succès auprès des adultes et des étudiants, les ateliers à destination des enfants et des parents font immanquablement à chaque vacance scolaire. Renouvelant son offre au fil de la programmation, la boutique du musée attire, elle aussi, une clientèle fidèle. Quelque 15 000 cartes postales et posters représentant des œuvres du musée ont déjà été vendus depuis son ouverture.

Pour rappel, le musée des Augustins a rouvert partiellement en décembre dernier après six ans de travaux. Cette restauration d’ampleur, qui n’est toutefois pas encore achevée, est chiffrée à plus de 10 M€.

Bruno Caubet réélu président de la communauté d’agglomération du Sicoval

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Bruno Caubet, maire d’Issus et président du Sicoval. (©Sicoval)

Dans un communiqué publié à l’issue du Conseil de communauté du 14 avril 2026, le Sicoval a officialisé la réélection de Bruno Caubet à sa présidence. Déjà élu à la tête de cette intercommunalité – qui regroupe 36 communes du sud-est toulousain – en août 2024, l’élu a été reconduit à la majorité absolue dès le premier tour, avec 38 voix sur 68 suffrages exprimés, face au maire d’Escalquens, Jean-Luc Tronco.

Maire d’Issus, Bruno Caubet revendique un ancrage local ancien et une solide expérience d’élu de terrain. Arrivé dans la commune en 1975 à l’âge de 10 ans, il s’y engage très tôt en politique, devenant conseiller municipal dès ses 20 ans, puis adjoint au maire en 2001, avant d’accéder aux fonctions de maire à partir de 2018. En parallèle, il s’implique dans la gouvernance intercommunale en rejoignant le Sicoval en 2012, dont il devient vice-président en 2018, puis premier vice-président après les élections de 2020, en charge notamment des finances, du budget, des achats publics et de l’évaluation des politiques publiques.

Son parcours professionnel s’inscrit également dans la sphère publique territoriale. Diplômé de la faculté de droit et de sciences politiques de Toulouse, il intègre dès 1987 la fonction publique territoriale en prenant la responsabilité du service urbanisme de la mairie de Balma, poste qu’il occupe jusqu’en 2004. Il poursuit ensuite sa carrière à l’Agence technique départementale de la Haute-Garonne (aujourd’hui Haute-Garonne Ingénierie), où il accompagne les collectivités sur les questions d’urbanisme jusqu’en 2015. Ingénieur principal, il dirige depuis cette date un service urbanisme mutualisé regroupant quatre communes : Eaunes, Labarthe-sur-Lèze, Pins-Justaret et Villate.

Fort de ce double parcours technique et politique, Bruno Caubet entend poursuivre son action à la tête de l’intercommunalité. « Je suis profondément attaché à l’échelon communal et intercommunal, aux valeurs du service public et à la force du collectif. Mon objectif reste de mobiliser l’ensemble des acteurs du territoire pour relever ensemble les défis démographiques, écologiques, économiques et sociétaux », a-t-il déclaré.

À l’issue de cette élection, les 68 conseillers communautaires ont également procédé à la désignation du bureau du Sicoval, composé du président, de 14 vice-présidents et de 14 membres associés, chargés de porter les politiques publiques à l’échelle du territoire.

Olivier Rondolotto, lauréat du prix « Victoires des Autodidactes » Occitanie 2026

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Le 2 avril 2026 à la Cité à Toulouse, Olivier Rondolotto s’est vu remettre le prix « Victoires des Autodidactes » Occitanie 2026. (@La Cité)

Olivier Rondolotto, président du groupe toulousain Centrakor, spécialisé dans la vente d’équipements de la maison et de décoration, vient d’être distingué dans le cadre du prix « Victoires des Autodidactes » Occitanie 2026 lors d’une cérémonie qui s’est déroulée le 2 avril à la Cité à Toulouse.

Organisé par le Harvard Business School Club de France et Occitanie Place Financière, l’événement vise à mettre en lumière les parcours de ceux qui ne sont pas passés par les voies académiques traditionnelles, tout en prouvant que l’entrepreneuriat n’est pas une question de diplôme.

CAP de cuisine en poche, Olivier Rondolotto a débuté une carrière dans le commerce au sein d’Europe Import, grossiste en produits de décoration et d’équipement pour la maison. Devenu l’un des meilleurs acheteurs de l’entreprise notamment en Asie, il quitte son poste en 2004 pour reprendre l’enseigne Centrakor. La société est alors composée d’un magasin en succursale et d’une quarantaine d’adhérents.

Vingt ans plus tard, le groupe Centrakor compte de 470 magasins pour un chiffre d’affaires de plus d’1 Md€ en 2025. Il s’étend au-delà des frontières de l’Hexagone, avec notamment plusieurs magasins en Belgique, en Espagne et dans les DROM-COM. 

Outre le développement de son maillage géographique, le groupe mise aussi sur l’innovation et les nouvelles technologies pour se développer. L’an dernier, l’enseigne a notamment déployé à l’échelon national son application fidélité, une politique qui s’inscrit dans le cadre de la refonte de sa stratégie digitale, laquelle s’est également traduite par la mise en place de collaborations avec différents influenceurs.

Le 5 mai prochain, Olivier Rondolotto représentera la région Occitanie à l’occasion de la finale nationale du prix « Victoires des Autodidactes ».

Bpifrance lance le « Prêt Flash Carburant » pour soutenir les TPE impactées par la hausse des prix

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Le Prêt Flash Carburant s’adresse aux TPE de 49 salariés au plus exerçant dans un nombre limité de secteurs : le transport, l’agriculture et la pêche. (©Pixabay)

En réponse à la hausse des prix des carburants, consécutive aux tensions géopolitiques au
Moyen-Orient, le gouvernement a annoncé vendredi 3 avril la mise en place de plusieurs mesures visant à accompagner les TPE dont la structure de charges est significativement affectée par la hausse des prix du carburant. Dans un communiqué daté du 13 avril, Bpifrance vient d’annoncer le déploiement du « Prêt Flash Carburant ».

Ce dispositif vise à apporter un soutien de trésorerie rapide aux TPE fragilisées par cette envolée des prix. Ce prêt, sans garantie sur les actifs de l’entreprise ou le patrimoine de son dirigeant, est distribué via un canal 100 % digital avec une mise à disposition des fonds sous sept jours.

Pour pouvoir en bénéficier, les entreprises doivent remplir certaines conditions. Le prêt vise en effet les PME exerçant dans un nombre limité de secteurs :

  • Effectif jusqu’à 49 salariés ;
  • Créées il y a plus d’un an et en capacité de fournir une documentation comptable couvrant une
  • période d’activité de 12 mois minimum ;
  • Dont les dépenses de carburant représentent au minimum 5 % de leur chiffre d’affaires 2025 ;
  • Exerçant leur activité dans les secteurs éligibles (transport, agriculture, pêche) ;
  • Disposant d’un expert-comptable inscrit à l’Ordre, d’un compte professionnel et acceptant de donner accès en lecture à Bpifrance à leurs derniers mois de relevés de compte bancaire (DSP2).

Ce prêt d’une durée de 36 mois, incluant un différé d’amortissement du capital de 12 mois peut aller de 5 000 à 50 000 €. Il est assorti d’un taux d’intérêt de 3,8 %. Pour plus d’informations, cliquez ici.